Les préjugés et le bois

fleche verte Lutter contre les préjugés :

Le bois brûle plus facilement ! FAUX

feu

Le bois transmet 10 fois moins vite la chaleur que le béton et ne fond pas comme l'acier (les charpentes métalliques sont la hantise des pompiers, elles s'effrondrent sans prévenir !). L'acier transmet la chaleur 250 fois plus vite que le bois.
Au bout d'une heure, la fibre de bois créée une couche de carbone qui met des heures à se consumer.
Le bois conserve ses propriétés mécaniques initiales pendant un incendie.


Il est attaqué par les insectes (vrillettes, capricornes, lyctus, termites) et champignons (penicillum, aspergillus) ! FAUX

vrillettes, capricornes, lyctus, termites

Les bois sont traités en surface avec des insecticides qui préservent durablement le bois contre les attaques d’insectes, toutefois rappelons que les insectes n’attaquent pas que le bois !

Il convient que des mesures soient prises dans les zones à risques et que des barrières soient mises en place (construction sur vide sanitaire ventilé, barrière chimique naturelle, etc.).

Le choix des bois est également très important lors de la réalisation de votre habitat, l’utilisation de bois correctement séchés assurera la pérennité de votre maison dans le temps. On sait par exemple que le châtaignier très utilisé pour les parquets, les planchers et les charpentes, est un bois qui se développe dans des sols acides qui « repoussent » les insectes. De plus, les risques d’attaques biologiques étant directement liés au taux d’humidité du bois, il est important que le bois ne soit pas soumis à un taux d’humidification de longue durée.

A l’heure actuelle, les techniques de traitement du bois font appel à des produits toxiques qui seront prochainement interdits (horizon 2008). Pour les remplacer, l'unité de chimie agro-industrielle de l'INRA - INPT - ENSIACET a développé un nouveau produit de traitement du bois : l'ASAM.

L’ASAM : une molécule non toxique d'origine végétale

L'ASAM (Anhydride succinite d'alkénoate de méthyle) est un dérivé de l'huile de colza, obtenu après réaction chimique avec un anhydride. Au cours du traitement du bois, l'ASAM transforme la cellulose en ester de cellulose, que les insectes xylophages ne peuvent consommer car ils ne possèdent pas les enzymes digestives adaptées. L'ASAM n'est donc pas un insecticide, il agit en privant les insectes de leur nourriture, la cellulose." (Source : bois-forêt.info, l’actualité du bois et de la forêt.).

Un coût plus important que du traditionnel. FAUX

portefeuille

D’après les dernières statistiques nationale du CNDB (Comité National pour le Développement du Bois), l’écart entre les deux types constructifs s’est très largement réduit du fait de l’accroissement des nouvelles réglementations de plus en plus exigeantes lors de la construction neuve.

Mais aussi dans la rénovation, la RT 2005, de nouvelles normes EU et plus récemment les conclusions du Grenelle de l’Environnement :

« Une politique massive d’investissement dans le bâtiment est une priorité et une urgence. Nous voulons la réduction de la consommation d’énergie par les bâtiments. Je vous propose de retenir deux règles:

Extrait du discours de M. Le Président de la République à l’occasion de la restitution des conclusions du Grenelle de l’Environnement.

Du matériel et des installations qui restent onéreuses à l’achat et dont les prix ne varient pas beaucoup. On ne connaît pas encore leur impact à long terme sur l’habitat en ce qui concerne l’entretien, la durée de vie, et divers gênes occasionnés par leur fonctionnement, etc.

Il est tout de même bon de savoir que toutes modifications ultérieures de votre maison (ouverture diverses, pièces supplémentaires, surélévation, etc) seront moins complexes à réaliser et moins coûteuses avec le choix de l’ossature bois.

Le calvaire de l’entretien !?! FAUX

pinceau

Une distinction doit être réalisée entre la préservation et la finition de surface.
La finition de surface avec lasure a souvent un rôle décoratif, sa durée de vie est limitée et un entretien régulier tous les 5 à 10 ans selon le produit utilisé est nécessaire.

Elle protège le bois que contre les effets des alternances pluie / soleil et contre les déformations qui pourraient en résulter.

Quand à eux, les traitements de préservation protègent durablement le bois contre les champignons et les insectes. Ils sont réalisés sur des bois déjà usinés dont l’humidité est inférieure à 18%. Il existe différentes techniques selon l’essence, les attaques biologiques en fonction de la destination de l’ouvrage et des conditions d’utilisation.

On retrouve le trempage et l’aspersion sous tunnel (classes de risque 1 et 2), et le traitement en autoclave avec des mélanges de sels hydrosolubles (classes de risque 3, 4 et 5). La solution de laisser « vieillir » le bois sur les façades extérieures par le soleil, sans lui appliquer une coloration quelconque permet au bois une décoloration naturelle variant du gris argenté au noir selon l’environnement proche. Il faut choisir le bois en toute connaissance de cause.

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